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Introduction

Memory Atlas est une application macOS pour classer, décrire et préparer vos archives pour la préservation. Vous y construisez l'arbre d'un fonds (fonds…

Memory Atlas est une application macOS pour classer, décrire et préparer vos archives pour la préservation. Vous y construisez l’arbre d’un fonds (fonds, séries, dossiers, pièces), vous décrivez chaque niveau selon la norme ISAD(G), vous reliez vos descriptions à des notices d’autorité et à vos fichiers numériques, puis vous exportez un paquet de transfert destiné à Obscura Flow.

Ce guide est un tutoriel pas à pas. Il suit un exemple unique du début à la fin : Léa Martin, photographe, décrit trente ans d’archives d’atelier et prépare le transfert de son « Projet A — Lisières ». Toutes les captures d’écran viennent de l’application, sur ce même exemple.

La fenêtre d’un repository : les destinations à gauche, l’arbre du fonds au centre, la description de l’unité sélectionnée à droite

Sommaire

  1. Installer et démarrer — installer l’application, la fenêtre d’accueil, choisir la langue.
  2. Créer un repository — le fichier .atlas, le code pays et le code du service, l’identité du repository.
  3. Construire l’arbre — créer le fonds, ses séries, dossiers et pièces ; renommer, déplacer, filtrer, corbeille.
  4. Décrire une unité — les modes Essentiel et Complet, les dates, l’importance matérielle, « Marquer décrite ».
  5. L’héritage — dire une seule fois au niveau du fonds ce qui vaut pour tous ses descendants.
  6. Autorités et points d’accès — producteurs, personnes et collectivités liées ; lieux, sujets, genres.
  7. Le registre des entrées — dons, dépôts et achats, et leur lien avec les fonds.
  8. Les objets numériques — associer des fichiers sans les copier, créer une pièce par fichier, retrouver un fichier déplacé.
  9. Rechercher — la recherche globale, ses filtres et la palette de commandes ⌘K.
  10. Valider et transférer — valider une branche, « Préparer pour la préservation », suivre les transferts.
  11. Réglages et copies de sécurité — langue, mode par défaut, dossier d’export, copies automatiques et restauration.
  12. Dépannage et questions fréquentes — lecture seule, repository endommagé, fichier introuvable…

L’exemple suivi dans ce guide

Léa Martin, née à Lyon en 1968, décrit ses archives dans un repository nommé « Archives Léa Martin » (code pays FR, code du service STX). L’arbre final ressemble à ceci :

Fonds photographique                     FR-STX/PH
├── Projets personnels                    FR-STX/PH/1
│   ├── Projet A — Lisières               FR-STX/PH/1/A
│   │   ├── Recherche                     FR-STX/PH/1/A/REC
│   │   ├── Négatifs                      FR-STX/PH/1/A/NEG
│   │   ├── Scans (12 pièces, une par fichier)   FR-STX/PH/1/A/SCN
│   │   └── Tirages                       FR-STX/PH/1/A/TIR
│   └── Projet B — Rivages                FR-STX/PH/1/B
├── Commandes (producteur : Studio X)     FR-STX/PH/2
├── Expositions                           FR-STX/PH/3
├── Publications                          FR-STX/PH/4
└── Correspondance                        FR-STX/PH/5

Léa est la productrice du fonds ; la série « Commandes » a un autre producteur, l’agence Studio X. Le fonds est entré par un dépôt enregistré au registre des entrées. Les douze scans du Projet A restent dans leur dossier du Finder : Memory Atlas garde un lien vers chacun, jamais une copie.

Conventions

  • Les libellés de l’interface sont écrits en gras ou entre guillemets : Nouvelle unité enfant, « Marquer décrite ».
  • Un chemin de menu s’écrit Fichier › Identité du repository….
  • Les raccourcis clavier utilisent les symboles du Mac : ⌘ (Commande), ⌥ (Option), ⇧ (Majuscule), ⌃ (Contrôle), ↩ (Retour), ⌫ (Effacement).
  • Les numéros comme 3.1.2 renvoient aux éléments de la norme ISAD(G) ; l’application les affiche à côté des champs (vous pouvez les masquer dans les réglages).
  • Un « repository » est le fichier .atlas qui contient vos fonds ; le mot est employé tel quel dans l’interface.

L’interface est en français par défaut. Réglages › Général › Langue de l’interface la passe en anglais (voir chapitre 11).